Foire aux questions

Voici les réponses à quelques questions fréquemment posées par des propriétaires de puits privés. Ces réponses, bien que considérées comme fondées sir les meilleures données disponibles au moment de leur mise en ligne, sont fournies sans garantie. En cas de divergence entre l’information se trouvant dans cette foire aux question et tout texte règlementaire applicable, ce dernier prévaut. L’UQAR et les partenaires du projet Mon eau, mon puits, ma santé ne sont pas responsables de tout dommage direct ou indirect ou perte de profits résultats de l’utilisation de l’information contenue sur ce site web.

Terminologie

Terminologie

Un puits de surface est un puits permettant le prélèvement de l’eau au niveau de la nappe phréatique à faible profondeur (puits d’une profondeur de 25-30 pieds, soit 7 à 9 mètres). Ils sont donc plus vulnérables à la contamination (ex. micro-organismes, débris, fertilisants, substances organiques) que les puits tubulaires (ou artésiens). Les puits de surface sont aussi plus sensibles aux variations de la quantité d’eau disponible (sécheresse l’été ou débordement lors de la fonte des neiges). Ils nécessitent donc plus de surveillance et de nettoyage périodique.

Les puits tubulaires (communément appelés puits artésiens) permettent de prélever l’eau souterraine (veines d’eau profondes) plus en profondeur (plus de100 pieds ou 30 mètres) dans les formations rocheuses ou granulaires. L’eau prélevée a généralement séjourné plus longtemps dans la formation et elle est ainsi déjà naturellement filtrée. Les puits tubulaires sont donc peu influencés par les saisons et conditions météorologiques et la qualité de l’eau reste relativement stable. Lorsque le prélèvement est effectué dans une formation située sous une couche d’argile, la formation est confinée et sa vulnérabilité est moindre et ces puits nécessitent donc moins d’entretien. On ne devrait parler de puits artésiens que lorsque l’eau prélevée jaillit du puits naturellement.

Un captage de source fait référence à l’aménagement d’une installation qui capte l’eau faisant résurgence naturellement à la surface du sol. L’eau de source peut être considérée comme de l’eau de surface. Pour en savoir plus sur l’eau de source, voir https://moneaumonpuits.ca/dou-vient-votre-eau/

Échantillonage

Échantillonage

La réponse dépend des objectifs que vous poursuivez en faisant faire analyser votre eau :

  • Pour évaluer si le type de système est approprié au regard des contaminants présents dans l’eau : prendre un échantillon d’eau non traitée (eau prélevée avant le système de traitement)
  • Pour vérifier si le système installé fonctionne bien et évaluer la qualité de l’eau consommée : prendre un échantillon d’eau traitée (eau prélevée après son passage par le système de traitement).
  • Pour évaluer l’efficacité d’un système de traitement, il est nécessaire de prélever deux échantillons, l’un à l’eau brute (eau non traitée soit avant le système de traitement) et l’autre à l’eau traitée (au robinet après le système de traitement). On compare ensuite ces deux résultats d’analyse pour évaluer si le système de traitement fait un travail efficace pour réduire ou éliminer les contaminants que l’on souhaite contrôler avec le système en place.

Veuillez noter que si vous avez un adoucisseur d’eau fonctionnant au sel, il serait préférable que l’eau se rendant au robinet de la cuisine ne passe pas par l’adoucisseur, car l’eau ainsi traitée peut contenir une certaine quantité de sodium. Le sel ainsi ajouté pourrait nuire à la santé des personnes qui doivent limiter leur apport quotidien en sel, en raison de problèmes de santé particuliers (ex. : maladies cardiovasculaires). La seule exception à cette règle serait dans les cas où l’adoucisseur est utilisé pour traiter un contaminant normé (par exemple le manganèse) et que l’eau traitée par l’adoucisseur n’est consommée que par des adultes n’ayant pas besoin de suivre une diète faible en sel.

Si les deux options sont possibles et que votre eau est très turbide (trouble), il serait préférable de prendre l’échantillon après le filtre à sédiments. En effet, la présence d’une quantité importante de sédiments pourrait fausser les résultats de l’analyse microbiologique et mener à une sous-estimation du nombre de bactéries présentes. S’il vous est impossible de prélever l’eau entre son passage dans le filtre à sédiment et son passage dans les autres composantes de votre système de traitement (lampe UV, adoucisseur, etc.), prélevez l’échantillon avant qu’il n’entre dans le filtre à sédiment.

Dans le cadre du projet Mon eau, mon puits, ma santé, les analyses offertes demandent, dans tous les cas, le remplissage à environ 2,5 cm (1 po) du goulot.
Le remplissage sans espace d’air est demandé seulement dans le cas des analyses de chimie organique (ex.: COV, composés phénoliques, etc.) qui ne sont pas offertes dans le cadre du projet. Le cas échéant, il faut se fier aux indications du laboratoire.

Résultats d'analyses

Résultats d'analyses

« TNC » signifie « trop nombreux pour être comptés ». Si votre certificat d’analyse indique que les coliformes totaux ou les colonies (bactéries) atypiques sont TNC, l’eau n’est pas conforme à la norme en vigueur.

Votre puits est probablement contaminé par de l’infiltration d’eau de surface ou une autre source de contamination. Il est alors recommandé de rechercher et contrôler la source de la contamination, de désinfecter le puits, puis de faire analyser l’eau à nouveau une semaine suivant la désinfection et quatre semaines plus tard, pour s’assurer que l’eau est à nouveau conforme.

Si votre certificat d’analyse indique TNC pour les coliformes totaux, mais qu’il n’indique la présence d’aucun E. coli et d’aucun entérocoque, l’eau de votre puits demeure potable. Toutefois, votre eau pourrait présenter un risque pour la santé de certaines personnes plus vulnérables, en raison de la présence possible d’autres agents pathogènes dans l’eau (ex. : virus). Cette situation peut affecter en particulier les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées, les personnes immunosupprimées ou celles souffrant de maladies chroniques pouvant affecter leur système digestif. Si vous-mêmes ou un autre membre de votre maisonnée êtes dans cette situation, consulter un médecin afin de connaître la conduite à suivre. Vous pouvez également consultez la section Que faire si votre eau contient des contaminants.

Pour avoir plus d’informations sur les risques à la santé présents lorsque les bactéries atypiques sont TNC, consultez la fiche de renseignements sur les colonies atypiques ou contactez le Service de santé environnementale de votre Direction régionale de santé publique.

« TNI » signifie « trop nombreux pour être identifiés ». Si votre certificat d’analyse indique que les coliformes totaux ou les colonies (bactéries) atypiques sont TNI, l’eau n’est pas conforme à la norme en vigueur pour sa consommation. Elle ne devrait pas être bue ou consommée.
Dans cette situation, faites bouillir l’eau une minute à gros bouillons OU utilisez de l’eau embouteillée pour:

  • boire, préparer les boissons et fabriquer des glaçons;
  • préparer les biberons et les aliments pour bébés;
  • laver les fruits et les légumes qui seront mangés crus et aussi pour cuisiner;
  • se brosser les dents et se rincer la bouche.

Si l’eau de votre puits contient aussi un contaminant chimique hors norme pouvant nuire à la santé, il n’est alors pas recommandé de la faire bouillir, car cela peut faire augmenter la quantité de ce contaminant dans l’eau. Dans cette situation, utilisez uniquement de l’eau embouteillée pour votre consommation et les usages mentionnés ci-haut.

Recherchez et contrôlez la source de la contamination et faites ensuite une désinfection du puits. Faites analyser l’eau à nouveau une semaine suivant la désinfection et quatre semaines plus tard, pour s’assurer que l’eau est à nouveau conforme et que vous pouvez cesser de la faire bouillir. Vous pouvez également consultez la section Que faire si votre eau contient des contaminants.

Certains laboratoires inscrivent <*> pour signifier que le résultat est absent pour ce paramètre.

Ceci peut se produire pour les coliformes totaux lorsque le nombre de colonies (bactéries) atypiques est supérieur à 200 UFC / 100 ml. Cela signifie que le nombre de bactéries atypiques est tel qu’il rend impossible le dénombrement des coliformes totaux. Ceci peut aussi se produire pour les colonies atypiques lorsque le nombre de coliformes totaux est supérieur est 80 UFC / 100 ml et que ceci rend impossible le dénombrement des colonies atypiques.

Dans les deux cas, cela signifie que l’eau n’est pas conforme à la norme en vigueur. Votre puits est probablement contaminé par de l’infiltration d’eau de surface ou une autre source de contamination. Il est alors recommandé de rechercher et contrôler la source de la contamination, de désinfecter le puits, puis de faire analyser l’eau à nouveau une semaine suivant la désinfection et quatre semaines plus tard, pour s’assurer que l’eau est à nouveau conforme.

Pour avoir plus d’informations sur les risques à la santé, consultez les fiches de renseignements sur les coliformes totaux et les bactéries atypiques ou contactez le Service de santé environnementale de votre Direction régionale de santé publique.

Certains laboratoires inscrivent les mentions « NA » ou « ND » pour signifier que le résultat est absent pour ce paramètre.

Ceci peut se produire pour les coliformes totaux lorsque le nombre de colonies (bactéries) atypiques est supérieur à 200 UFC / 100 ml. Cela signifie que le nombre de bactéries atypiques est tel qu’il rend impossible le dénombrement des coliformes totaux. Ceci peut aussi se produire pour les colonies atypiques lorsque le nombre de coliformes totaux est supérieur est 80 UFC / 100 ml et que ceci rend impossible le dénombrement des colonies atypiques.

Dans les deux cas, cela signifie que l’eau n’est pas conforme à la norme en vigueur. Votre puits est probablement contaminé par de l’infiltration d’eau de surface ou une autre source de contamination. Il est alors recommandé de rechercher et contrôler la source de la contamination, de désinfecter le puits, puis de faire analyser l’eau à nouveau une semaine suivant la désinfection et quatre semaines plus tard, pour s’assurer que l’eau est à nouveau conforme.

Pour avoir plus d’informations sur les risques à la santé, consultez les fiches de renseignements sur les coliformes totaux et les bactéries atypiques ou contactez le Service de santé environnementale de votre Direction régionale de santé publique.

La dureté de l’eau peut être calculée à partir des concentrations de calcium et de magnésium en utilisant l’outil se trouvant sur la fiche de renseignements sur la dureté.

Risques à la santé

Risques à la santé

L’analyse de la qualité d’eau d’une source naturelle est de la responsabilité du propriétaire de la source. La consommation de l’eau d’une source dont on ne connaît pas la qualité peut présenter un risque pour la santé.

De petites quantités de manganèse sont nécessaires pour une bonne santé. Il aide le corps à fabriquer de l’énergie, à la croissance des os et des tissus, ainsi qu’au système de défense. Toutefois, une consommation excessive de manganèse par les nourrissons pourrait entraîner certains effets sur leur développement neurologique et comportemental tel que des difficultés d’apprentissage, des troubles de mémoire, de motricité et d’attention.
Santé Canada a établi une concentration maximale acceptable (c’est-à-dire la concentration de manganèse dans l’eau potable à laquelle le manganèse est susceptible d’avoir des effets sur la santé) de 0,12 mg/l. Le Règlement sur la qualité de l’eau potable établit la norme pour le manganèse dans l’eau potable à 0,12 mg/L, qui est basée sur la recommandation de Santé Canada.

Cette norme vise à protéger l’ensemble de la population, mais plus particulièrement les personnes vulnérables à un excès de manganèse, soient les nourrissons de moins d’un an, personnes ayant des maladies ou des malformations du foie, les personnes anémiques ou avec une diète faible en fer.
Pour les personnes vulnérables, il est recommandé d’utiliser de l’eau embouteillée ou une eau traitée (ex. : avec pichet filtrant à base de résine et de charbon actif) pour la consommation ou la préparation des aliments. Chez les nourrissons de moins d’un an, de l’eau embouteillée devrait être utilisée pour leur donner à boire, ainsi que pour la préparation des biberons et des aliments.

Bien que certaines données limitées aient montré des effets chez les personnes plus âgées, les études disponibles ne permettent pas de conclure que le manganèse dans l’eau est associé à des problèmes de santé chez les adultes.

Toutefois, comme le seuil esthétique est de 0,02 mg/L, il se peut que vous trouviez que le manganèse présent dans votre eau présente un goût ou une odeur indésirable, une couleur jaunâtre ou des particules noires, ou qu’elle laisse des taches sur les vêtements lavés et entraîne des problèmes d’entartrage des conduites d’eau. Un pichet filtrant à base de résine et de charbon actif permettra de réduire le manganèse dans l’eau de consommation. Pour prévenir les problèmes de tâches sur la lessive et l’entartrage des conduites d’eau, il serait plutôt nécessaire d’installer un système de traitement de l’eau qui permet de contrôler le manganèse au point d’entrée d’eau dans la maison.

Pour avoir plus d’information sur les risques à la santé, vous pouvez consulter la fiche de renseignements sur le manganèse.

De petites quantités de manganèse sont nécessaires pour une bonne santé. Il aide le corps à fabriquer de l’énergie, la croissance des os et des tissus, ainsi qu’au système de défense. Toutefois, une consommation excessive de manganèse par les nourrissons pourrait entraîner certains effets sur leur développement neurologique et comportemental tel que des difficultés d’apprentissage, des troubles de mémoire, de motricité et d’attention.

Les personnes ayant des maladies ou des malformations du foie, les personnes anémiques ou avec une diète faible en fer peuvent également être plus sensibles à l’excès de manganèse dans l’eau.

Chez les adultes, les études disponibles ne permettent pas de conclure que le manganèse dans l’eau est associé à des problèmes de santé, mais par mesure de précaution, lorsque la concentration en manganèse dans l’eau potable est supérieure à 0,3mg /L, une autre source d’eau potable devrait être utilisée pour la consommation d’eau pour toute la population.
Pour avoir plus d’information sur les risques à la santé, vous pouvez consulter la fiche de renseignements sur le manganèse.

Si vous devez suivre un régime pauvre en sodium recommandé par un professionnel de la santé, par exemple lors d’hypertension artérielle ou de certaines maladies rénales ou cardiaques ou lors de conditions de santé particulières, la quantité maximale recommandée dans l’eau potable est de 20 mg/L.

Pour le reste de la population, le sodium présent dans l’eau souterraine ne présente pas de risque pour la santé. Toutefois Santé Canada a fixé une quantité maximale de sodium de : 200 mg/L comme objectif esthétique, concentration à laquelle, il peut être détecté par le goût salé qu’il donne à l’eau.

Pour avoir plus d’information sur les risques à la santé, vous pouvez consulter la fiche de renseignements sur le sodium.

Les concentrations de fer dans l’eau sont généralement sans danger pour la santé. Il s’agit plutôt d’un problème esthétique. Une concentration de fer dans l’eau > à 0,3 mg/L peut lui donner un goût désagréable (amer et métallique), modifier la couleur de l’eau (brune ou rougeâtre) et entrainer des taches sur le linge. Une eau riche en fer peut aussi tacher les vêtements lors du lavage, ainsi qu’augmenter le risque de corrosion des appareils électroménagers.

Pour avoir plus d’information, vous pouvez consulter la fiche de renseignement sur le fer.

Cette page du site web du MELCCFP explique qu’un programme de suivi environnemental est en place pour détecter la présence d’herbicides, d’insecticides et de fongicides dans les eaux souterraines et suivre leur évolution dans le temps

Voici une page web où vous pourrez trouver les rapports sur la présence de pesticides dans l’eau souterraine de différentes régions

L’Atlas de l’eau offre une couche d’information géographique qui indique où des pesticides ont été détectés dans l’eau souterraine. Vous remarquerez que le nombre de puits échantillonnés ne permet pas de garantir que les pesticides sont un problème ou ne sont pas un problème dans votre propre puits privé. Vous constaterez par contre que certains secteurs sont plus touchés que d’autres, en particulier ceux où il y a beaucoup de culture maraîchère, incluant les pommes de terre et les petits fruits.

L’analyse des pesticides dans l’eau souterraine n’est pas couverte par le projet Mon eau, mon puits, ma santé. Le programme Prime-Vert, qui s’adresse aux exploitations agricoles, leur offrait autrefois une subvention pour analyser les pesticides dans l’eau de leurs puits. Cette disposition du programme était peu utilisée et n’a pas été reconduite dans le programme Prime-Vert 2023-2026. Sachez que l’analyse de pesticides est très dispendieuse, entre autres parce qu’il existe beaucoup de pesticides différents.
Si vous souhaitez faire analyser votre eau à la recherche de pesticides, contacter les laboratoires directement. Au Québec, les seuls laboratoires accessibles au public et accrédités pour l’analyse de certains pesticides dans l’eau sont Eurofins EnvironeX (bureau de Longueuil), Bureau Véritas (bureau de Montréal) et Laboratoires Agat (bureau de Montréal). Le Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec (MELCCFP) est également accrédité pour ces analyses, mais il n’offre pas ce service aux particuliers.

Les résultats obtenus pourront vous donner une idée générale des types de traitement nécessaires pour améliorer la qualité de votre eau en cas de présence d’une problématique détectée. Il est possible que le fournisseur de système de traitement d’eau ait besoin de réaliser des analyses supplémentaires afin de s’assurer que ces technologies vont bien fonctionner ou si des étapes de traitement préalables seront nécessaires. Par exemple, la turbidité et la couleur de l’eau peuvent avoir un impact sur l’efficacité des lampes UV pour désinfecter l’eau. Le pH de l’eau, qui n’est pas mesuré dans le cadre du programme, doit aussi être pris en compte dans le choix entre diverses technologies. Enfin, il se pourrait que vous vouliez en profiter pour régler certains problèmes d’ordre esthétique, comme l’odeur associée aux sulfures. Or, l’analyse des sulfures n’est pas offerte dans toutes les municipalités dans le cadre du programme.

Mesures correctrices

Mesures correctrices

Oui, il est quand même recommandé de faire analyser votre eau. Ce type de filtre est utile pour diminuer les sédiments, mais laisse passer les bactéries, les virus, certains parasites ainsi que les métaux qui pourraient également se trouver dans l’eau du puits.

La procédure de désinfection recommandé par le ministère de l’Environnement du Québec requière de connaître le diamètre  du puits et l’épaisseur de la colonne d’eau dans le puits.

  • Pour les puits de surface, il est possible de mesurer facilement le diamètre et la profondeur du puits, ainsi que celle de l’eau pour obtenir exactement l’épaisseur de la colonne d’eau. Pour ce faire, il faut utiliser un galon à mesurer très propre.
  • Pour les puits tubulaires (communément appelés artésiens), il est possible de mesurer facilement le diamètre. Quant au niveau d’eau et à la profondeur du puits, ces données se trouvent dans le rapport de forage du puits. En l’absence de l’information sur la profondeur de l’eau, considérez la profondeur du puits comme étant l’épaisseur de la colonne d’eau. Si vous ne connaissez pas la profondeur du puits, vous pouvez vous adresser à la municipalité, qui détient normalement cette information. Il est aussi possible de consulter le système d’information hydrogéologique du Ministère ou de communiquer avec lui par courriel à puits.info@environnement.gouv.qc.ca. S’il n’est vraiment pas possible d’obtenir l’information, utilisez une colonne d’eau de 60 mètres.

Plusieurs procédures de désinfection sont diffusées sur différents sites internet et diffèrent en termes de concentration et quantité d’eau de javel, de recirculation, du temps de stagnation et de l’évacuation de la solution d’eau de javel, etc. Lorsque les résultats de l’analyse microbiologique indiquent qu’une désinfection est nécessaire, référez-vous toujours à la procédure de désinfection du MELCCFP et du site du projet Mon eau, mon puits, ma santé, qui correspond à la procédure de désinfection régulière. Pour d’autres situations en dehors du projet (ex. : nouveau puits, entretien des équipements, etc..), des professionnels pourront vous recommander des procédures différentes selon votre situation.

Lorsque les résultats de l’analyse microbiologique indiquent qu’une désinfection est nécessaire, référez-vous toujours à la procédure de désinfection du MELCCFP et du site du projet Mon eau, mon puits, ma santé, qui correspond à la procédure de désinfection régulière.

Le protocole de désinfection que vous avez vu et qui utilisait davantage d’eau de javel visait probablement les puits nouvellement forés. En effet, la quantité d’eau de Javel requise pour un nouveau puits doit être multipliée par cinq par rapport à celle d’un puits existant. Dans les deux cas, les quantités d’eau de javel sont relativement faibles et il faut résister à la tentation d’en mettre davantage, car non seulement la désinfection serait moins efficace en raison de l’augmentation du pH, mais aussi, le risque d’endommager le système de pompage augmente.

La procédure de désinfection du ministère de l’Environnement du Québec recommande « une concentration de 50 mg/l de chlore libre pour assurer la désinfection efficace d’un puits existant (utilisez une eau de Javel à 5 % non parfumée, achetée récemment, que l’on trouve sur le marché). Pour désinfecter un nouveau puits, les volumes d’eau de Javel inscrits dans les tableaux ci-dessous doivent être multipliés par cinq, puisqu’on recommande une concentration de 250 mg/l de chlore libre. »

Dans l’éventualité où ce serait de l’eau de javel à 10% qui serait utilisée au lieu de l’eau de Javel à 5%, il suffirait de diminuer les quantités recommandées par un facteur de 2. La quantité de chlore ainsi utilisée sera la même.

Si votre puits donne un rendement peu élevé, il ne faut pas l’assécher en laissant couler trop longtemps ou à grand débit. Donc, vidanger le puits de façon progressive, par exemple, laisser couler à faible débit et/ou en alternance, par exemple; laisser couler 1 heure, puis fermer 1 heure, le temps que le puits se régénère. Procédez ainsi le temps nécessaire jusqu’à ce que l’odeur de chlore ne soit plus perceptible.

  1. Si vous deviez faire bouillir l’eau avant de faire la désinfection de votre puits :
    L’eau peut être utilisée pour l’hygiène, le nettoyage, les autres usages domestiques et la cuisson des aliments dès que l’odeur de chlore est disparue de tous les robinets de la maison. L’eau non bouillie ne devrait pas être consommée tant que les résultats d’une première analyse (faite 7 jours après la désinfection) n’ont pas démontré que l’eau est conforme aux normes de qualité microbiologique. Si la 2e analyse (faite 1 mois après la 1 ère) montrait à nouveau de la contamination, les recommandations applicables selon les résultats obtenus devraient alors être suivies.
  2. Si vous aviez procédé à la désinfection sans analyse préalable (ex. : nouveau puits, travaux d’entretien, inondations, etc.) :
    Suivre la même recommandation que le point précédent. Par précaution, vous devriez faire bouillir votre eau ou utiliser de l’eau embouteillée pour votre consommation, la préparation de breuvages ou d’aliments et le brossage des dents tant que des analyses n’auront pas démontré que l’eau est potable.
  3. Si vous n’aviez pas à faire bouillir l’eau avant de faire la désinfection post-analyse de votre puits :
    L’eau peut être utilisée pour tous les usages habituels dès que l’odeur de chlore est disparue de tous les robinets de la maison. L’eau peut être consommée même si vous êtes en attente des résultats d’analyse suivant la désinfection du puits.

Ce projet est financé par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie ainsi que par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Il est réalisé en collaboration avec les CISSS et CIUSSS de Chaudière-Appalaches, du Bas-St-Laurent, du Centre-du-Québec et de l’Estrie, ainsi que l'Institut national de santé publique du Québec.